• Swiss Youth for Climate

Retour sur la COY12

Du vendredi 4 au dimanche 6 novembre s’est tenu la COY12 – la douzième Conference of Youth à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech (voir http://www.syfc.ch/single-post/2015/11/23/COP-CBDR-INDC-WTF- pour plus de détails). Il s’agissait pour ma part de ma première participation à une COY. Et l’expérience fût plus qu’intéressante. Revenons ensemble sur ces trois jours de partage.

Tout d’abord, je confirme que cette conférence est une occasion unique pour rencontrer des jeunes engagés du monde entier, et permet avec certitude d’adopter une vision plus large quant au changement climatique. En effet, notre position d’occidentaux nous empêche parfois d’envisager des réalités locales telles qu’elles sont réellement. En exemple, la volonté de sensibilisation auprès de la population - qui nous est chère à SYFC – part essentiellement du principe que le public cible sait lire et écrire. Ce n’est malheureusement pas le cas pour une partie de la population de beaucoup de pays du Sud. Pour lutter contre les changements climatiques et se préparer à en vivre les impacts, ces derniers doivent ainsi véritablement s’atteler à prendre des mesures particulières, liées au contexte en question, qui nous échappent pour la plupart.

Aussi, comprendre les stratégies des autres associations de jeunesse m’a permis de réfléchir sur nos propres actions et envisager de développer ces dernières davantage, toujours dans une logique d’actions locales/nationales pour des changements globaux. Rejoignez-nous aux réunions régionales pour en savoir plus et pour partager vos idées ! (http://www.syfc.ch/adherer )

En revanche, j’avancerais que l’indulgence et la patience étaient de mise malgré un programme d’apparence riche, des workshops variés – bien qu’essentiellement consacrés aux problématiques africaines – avec aussi des stands d’informations, des flashmobs et performances diverses, en raison d’un certain manque d’organisation. Ce “travail sur soi“ s’est notamment fait ressentir au sein des groupes de travail de YOUNGO – la constituante de la jeunesse auprès de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. En effet, afin de produire la prise de position de la jeunesse qui sera défendue lors de la COP 22, de nombreux échanges s’en sont suivis, dont certains moins efficaces que d’autres.

Il a été également très frappant de constater que les jeunes qui prennent le plus la parole et dirigent ses groupes de discussions sont quasiment tous issus de pays développés, pour ne pas dire riches et largement anglophones. Une très belle illustration de ce qui se produit aussi dans la plupart des négociations onusiennes, dont climatiques. Les voix des pays du Sud manquaient à mon sens ou restaient très discrètes. Barrières linguistiques ? Hégémonie occidentale ? Qu’en sera-t-il de la COP22 où ces Etats ont largement leurs mots à dire ? Réponse durant les deux prochaines semaines.

Qui dit “Conférence des jeunes“, dit organisation par et pour des jeunes, avec de petites imperfections, tel que des lunchs non-végétariens/vegan et des emballages inutiles. Ces éléments ont d’ailleurs été soulignés dans les conseils apportés pour l’amélioration des futures COY, avec notamment la volonté d’une conférence plus inclusive en terme d’origines des intervenants et d’ateliers proposés, ainsi qu’une meilleure collaboration avec YOUNGO.

Malgré les difficultés observées et les défis logistiques, je dirais donc pour terminer que l’hospitalité légendaire du Maroc a été honorée et que ce pays qui accueille la COP 22 a sûrement pleins de choses encore à nous apporter.

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© 2019 Swiss Youth for Climate. Background Matterhorn Photo by: Patricia Cottier ©

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