• Swiss Youth for Climate

"Intergenerational equity"


T-3: Die Stimme unserer Kinder

J-3: La voix de nos enfants

[Deutsche Version siehe unten]

L’Accord de Paris, qui devrait être signé à la fin de la COP21, pourrait bien définir la politique climatique internationale pour plusieurs décennies. Ainsi, les décisions prises aujourd’hui auront un impact sur les générations à venir. Comment être sûr que leurs droits seront également respectés puisqu’elles ne sont pas là pour faire entendre leur voix? En tant que génération la plus jeune, nous pensons que nous avons la responsabilité de s’en assurer.

Le principe d’équité intergénérationnelle implique que les droits et intérêts de toutes les générations ont la même importance. Dans le contexte des changements climatiques, ce principe nous oblige en quelques sortes à prendre nos responsabilités maintenant et à ne pas repousser les coûts et conséquences sur les générations futures. Les conséquences de nos émissions actuelles et du manque d'efforts que nous fournissons à les réduire impacteront en effet fortement la possibilité des générations futures à vivre dignement. Cependant, dans leurs analyses, les économistes ont tendance à accorder moins de valeur à l’avenir qu’au présent et à partir du principe que les coûts seront moins élevés plus tard, en partie grâce aux avancées technologiques. Pourtant, il n’est absolument pas certain que ces technologies puissent être utilisées à grande échelle, ni que nous allons réellement en découvrir de nouvelles. Par ailleurs, nous savons aujourd’hui que plus vite nous agissons, plus nous aurons de chance d’éviter les pires conséquences. Nous ne pouvons donc pas partir du principe que les générations futures pourront mieux faire face au problème. Il est de notre responsabilité de leur assurer un avenir au moins aussi serein que le notre. Toutes les générations, existantes et à venir, ont le droit à un climat stable.

Aujourd’hui, nous avons travaillé la majorité de la journée avec le groupe de YOUNGO qui s’occupe de la thématique équité intergénérationelle. Grâce au précieux travail de nos collègues qui ont déjà assisté aux séances de préparation à Bonn au cours de l’année, le principe d’équité intergénérationelle est inscrit deux fois dans le texte qui sera négocié à partir de lundi à la COP21. Mais les paragraphes où il est mentionné n’ont pas encore fait l’objet d’un consensus et ils risquent d’être supprimés, d’une part car on cherchera à raccourcir le texte, d’autres par car certains pays comme les Etats-Unis et la Chine n’apprécient ni les mentions concernant l’équité ni les références aux Droits de l’Homme dans les accords internationaux. Il nous faudra donc faire preuve d’inventivité et de zèle pour convaincre un maximum de pays de soutenir le maintien du principe dans l’Accord de Paris.

S’il est aussi important de réussir à maintenir ce principe, c’est tout d’abord parce que les Droits Humains, dont l’équité intergénérationelle fait partie, doivent impérativement être mentionnés dans l’Accord pour assurer leur respect dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques. Ensuite, les générations à venir ne sont pas là pour faire entendre leur voix mais les pays négocient un accord à long terme dont le résultat les affectera. Il faut donc assurer la protection de leurs droits. Finalement, c’est la première fois que l’équité intergénérationelle est mentionnée dans un accord international. Cela créera un précédent qui pourrait être très utile dans d’autres négociations internationales mais surtout au niveau national où nous pourrons rappeler à nos gouvernements qu’ils se sont engagés à assurer un avenir serein aux générations à venir et que pour s’y tenir, ils doivent faire preuve d’ambition.

Si la jeunesse actuelle ne défend pas les intérêts de la jeunesse à venir, qui le fera ?

************************************************************************************************ Das Abkommen von Paris, welches Ende der COP21 unterzeichnet werden sollte, kann die internationale Klimapolitik durchaus für mehrere Jahrzehnte vorbestimmen. Daher werden die heute getroffenen Entscheidungen die kommenden Generationen stark beeinflussen. Wie können wir sicher sein, dass ihre Rechte gleichermassen respektiert werden, auch wenn sie nicht hier sein können? Als momentan jüngste Generation sehen wir es als unsere Verantwortung, ihre Rechte zu verteidigen.

Generationengleichheit heisst, dass die Rechte und Interessen von allen Generationen gleichermassen wichtig sind. Für den globalen Klimawandel bedeutet dies, dass wir unsere Verantwortung jetzt wahrnehmen müssen und die Kosten und Konsequenzen nicht auf spätere Generationen abwälzen dürfen. Denn die Konsequenzen der Emissionen, die jetzt passieren sowie fehlende Aktionen zur Reduktion dieser Emissionen werden einen starken Einfluss auf ein würdiges Leben der künftigen Generationen haben. Ökonomen tendieren jedoch im Moment dazu, der Zukunft weniger Wert zu geben als der Gegenwart, weil die Kosten in Zukunft – auch wegen technologischer Fortschritte - tiefer sein werden. Allerdings ist es absolut unsicher, dass diese Technologien im grossen Stil angewendet werden können oder dass wir tatsächlich noch weitere neue Technologien entwickeln können.

Ausserdem wissen wir heute, dass wir schlechte Konsequenzen besser verhindern können, wenn wir früher und schneller handeln. Wir können also nicht davon ausgehen, dass künftige Generationen dem Problem besser oder einfacher entgegentreten können. Es ist unsere Verantwortung, ihnen eine Zukunft zu sichern, die mindestens ebenso gut ist wie die Gegenwart. Alle kommenden Generationen haben ein Recht auf ein stabiles Klima.

Heute haben wir viel mit der YOUNGO-Arbeitsgruppe zu Generationengleichheit gearbeitet. Dank der wertvollen Arbeit unserer MitstreiterInnen in den Vorverhandlungen in Bonn ist Generationengleichheit in zwei Textstellen des Verhandlungstextes für die COP21 erwähnt. Eine einheitliche Meinung der Parteien zu diesem Abschnitt gibt es allerdings nicht, und es ist unklar, ob sie am Ende im Abkommen stehen werden. Einerseits weil der Text gekürzt werden muss, andererseits weil Länder wie die USA oder China Verweise auf Gleichheit oder Menschenrechte in internationalen Abkommen nicht gern sehen. Wir müssen also viel Arbeit leisten um möglichst viele Länder davon zu überzeugen, die Generationengleichheit im Pariser Abkommen zu unterstützen.

Als erstes ist es wichtig, Generationengleichheit im Text zu behalten, weil Menschenrechte (darunter die Generationengleichheit) zwingend im Abkommen erwähnt sein müssen, um sicherzustellen dass sie beim Kampf gegen den Klimawandel immer respektiert werden. Zweitens weil die kommenden Generationen bei den Verhandlungen nicht dabei sind, jedoch vom Abkommen stark betroffen sein werden. Ihre Rechte müssen daher verteidigt werden. Drittens ist es das erste Mal, dass Generationengleichheit in einem internationalen Abkommen erwähnt wird. Dies kreiert einen Beispielfall, der sich in weiteren internationalen Verhandlungen als sehr nützlich erweisen wird. Auch national werden wir unsere Regierungen dank diesem Beispielfall daran erinnern können, dass sie sich für eine lebenswerte Zukunft für die kommenden Generationen eingesetzt haben, und dass sie sich daran auch halten sollten.

Wenn nicht die Jugend von heute sich für die Interessen der Jugend von morgen einsetzt – wer dann?

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© 2019 Swiss Youth for Climate. Background Matterhorn Photo by: Patricia Cottier ©

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